Posts du forum

mckprojekt
03 oct. 2021
In A.M.E. 2 _ MCK [S] LADD
Tout d'abord ça pourrait être intéressant de trouver une "plateforme" sur laquelle rassembler les différents documents de toutes formes en lien avec les réflexions passées mais aussi futures (quelque chose comme un Discord qui permet à la fois de discuter et de partager des documents). Peut-être qu'il faudrait en amont redéfinir un peu plus précisément les contours des AME. Est-ce que la tripartie niveau musical/niveau social/niveau abstraction deviennent la forme concrète des rendez-vous, avec, par exemple, un temps imparti à chaque partie ? Cela permettrait aussi d'organiser les documents suivant les sujets traités. Au final, si on décompte le temps de concert, il y a en gros 1h15 de discussion (à vérifier). Je ne sais pas comment tu organises exactement les AME Maciek, mais si tu écris à chaque fois de la nouvelle musique en lien avec l'/les invité(es), ça peut être le point de départ de la discussion (pourquoi avoir pris telle direction musicale ? Quel est le lien avec l'invité ? Comment s'est déroulé la mise en place ? etc.). En gros, partir du concret vers l'abstrait, tout en essayant de garder cette direction. Il faudrait centrer toutes les discussions là-dessus. Dis comme ça, on peut avoir l'impression que cela bride de le débat mais en réalité cela éviterai de se disperser dans un tas de sujet, certes tous très intéressant, mais dont on a pas le temps d'approfondir. Si le format de 2h est toujours celui en place, peut-être tout miser sur les 3 visions (musical/social/abstrait) en lien direct avec le concert et essayer de ne pas s'en écarter. Rien n’empêche d'avoir ces discussions dans un second temps. À mon avis (et ce n'est que mon avis), il faudrait que l'on optimise le moment de l'atelier. Sinon, on va se retrouver avec une tonne d'informations/discussions que l'on aura du mal à faire vivre.
0
0
16
mckprojekt
03 oct. 2021
In A.M.E. 2 _ MCK [S] LADD
Youssef - mars 2021 Alors pour poursuivre et pour trancher cet écrit que j’ai commencé le lendemain de l’atelier. J‘y ouvre des pistes de réflexions et un point de vue… Ce qui m’intéresses de faire ensemble c’est expérimenter-chercher des formes d’actes musicaux qui impliquent public, artistes et participantes et pratiques des tous horizons. Sur la ritualisation Le rituel donne un cadre et permet l’improvisation et la nouveauté. Les rituels ont une histoire de parenté : les nouveaux s’inventent à partir d’éléments de rituels existants. Certains rituels sont persistants parce qu’il ont pu se déplacer entièrement ou en partie dans un autre champ. Et quand un rituel se déplace, il embarque ses caractéristiques dans ce nouveau champ. Toutefois ce mouvement appelle le rituel à s’actualiser dans ce nouveau champ par des actions de mutation, perte, adaptation, acquisition…. Un exemple : En tant que participant à AME nous déplaçons nos pratiques rituelles de « participer à un concert » pour les mettre à profit dans un terrain différent de là où ces pratiques sont nées. Ce rituel je l’adapte car un atelier AME requiert d’actualiser ma pratique de participants : par exemple je peux être amené a prendre la parole et échanger contrairement à un concert « classique » Dans ces ateliers AME je serais attentif à ce qui est emprunté à des rituels existants et qui vont venir en former de nouveau. Sur le vieux monde Voila un argument prévenant à l’égard des tou·te·s les artistes : meme si les formes commerciales du concert payant avec une assistance « passive » ou du CD-à-vendre sont des modèles qui s'essoufflent, il demeure qu’il ne faut pas les jeter complètement à la poubelle. Prends l’une des pratiques du vieux monde : l’acte de donner de l’argent à un artiste. C'est un acte sincère. Le mensonge commercial joue le faussaire mais le lien avant d’être travesti pour le profit, est essentiel entre artiste-public si on veux voir des artistes vivre de leur travail.
0
0
10
mckprojekt
03 oct. 2021
In A.M.E. 1 _ MCK [S] SOLO
Pour échanger avec plus de précisions l'AME 1 nous a révélé 3 espaces d'exploration : - l'espace musical propre. Paul semble avoir un intérêt particulier pour approfondir sur ce sujet avec notamment un axe de réflexion > formes / liberté. Je me permets de mettre en PJ ses premières remarques évoquant Braxton, Lehman et Malik sur ce sujet. - l'espace collectif et social qu'implique la musique. Fred a eu une réflexion globale et l'a exprimé dans un schéma (en PJ). J'ai l'impression que le temps musical "pur" et le temps musical social et politique était une question à approfondir pour toi Fred. Si tu peux nous préciser ta pensée ce serait super. - le champs de l'abstraction de l'intuition en musique. Délicat à définir, il s'agirait d'une métaphysique (ou de méta-forme) musicale qui serait la trame profonde à toute action du musicien ou du groupe culturel (ex: musique soufie). Suite à un échange téléphonique avec Youssef, l'AME 2 a fait surgir l'importance de la temporalité de l'échange que je pensais distinguer en 3 temps d'exploration : - le temps du passé qui s'exprimerait au travers de l'archivage (écrit - audio - vidéo +++) et de la synthèse. - le temps du présent qui présente en musique ou dans les échanges, une impulsion et une dynamique propre, qui serait un marqueur mais qui montre aussi des limites au regard des possibles qui traversent les esprits de chacun. - le temps du futur qui seraient tous les échanges à posteriori, formels ou informels, les mises en perspectives multiples, la continuité d'idées et de mises en œuvres. Ces 3 espaces et ces 3 temps d'exploration peuvent évidement être réfléchis de façon transversale. Tous ça reste vaste et il y avait beaucoup de sujet abordés mais je pense que ça peut amorcer les échanges à venir.
0
0
7
mckprojekt
03 oct. 2021
In A.M.E. 1 _ MCK [S] SOLO
AME 1 - shéma Fred Lyra content media
0
0
4
mckprojekt
03 oct. 2021
In A.M.E. 1 _ MCK [S] SOLO
AME 1 - réflexions Paul Albenge Pour en revenir aux remarques que j’ai faite sur le rapport à soi dans l’improvisation mais aussi simplement dans la pratique musicale, je parlais de qu’est-ce qu’acquérir une liberté en musique. L’exemple d’Anthony Braxton qui réalise un concert sans prérequis permet de montrer que la liberté n’est pas un acquis naturel dans le sens où par nos habitudes, nos conditionnement propres nous réduisons grandement le champ des possibles. Quand je parlais du travail académique de Steve Lehman, c’est parce qu’en plus de prendre les paramètres musicaux habituels (spectre, temps, espace) il prend en considération les limites cognitives moyennes du corps humain comme horizon du champ des possibles au sein duquel il développe un discours. Cela amène plein de réflexions que l’on pourrait développer. Dans la cadre d’une discussion avec Malik, j’avais abordé avec lui l’intérêt de l’usage des systèmes formels dans l’improvisation – le sujet de ma thèse – et pour lui, c’est avant tout un moyen de développer ses propres capacités. En gros, formaliser des règles contraignantes est outil pour amener sa perception au-delà de ce qu’une pratique plus conventionnelle de la musique aurait pu lui apporter. Il y a, d’après moi, la volonté de s’immergé dans le matériel musical. Pour cela, on cherche à la détacher de son contexte initial pour l’observer, l’appréhender sans apriori (les signatures tonales de Malik en sont un exemple de réappropriation d’un matériel existant de manière inédite). L’utilisation des systèmes formels permets notamment une abstraction de la musique qui, étonnamment, la relie à plein d’autres pratiques. Par exemple, le fait de ne plus penser la quantification du temps de manière divisive – un prend une unité de temps que l’on divise par 2 ou 3 – mais plutôt dans une conception additive – enchaînement de nombre de doubles croches par exemple – nous amène à expérimenter le rapport au nombre de manière sensible. C’est là toute l’importance de l’aspect improvisé. Si tu improvise sur des appuis rythmiques qui suivent la suite de Fibonacci ce n’est pas du tout la même expérience cognitive que d’écrire un morceau sur cette même suite. Il y a un rapport au musique audiotactile (autre concept dont il faudra que je te parle en lien avec les AME). Je m’arrête là sur le sujet car ce mail est déjà particulièrement long. Pour faire bref, il y a quelque chose d’intéressant dans les échanges entre la forme et le fond dans la musique improvisée. Pour ce qui est de l’influence que cela dans mon expérience disons que c’est encore quelque chose que je poursuis actuellement dans mes recherches. Le plus gros point que cela m’a apporté c’est de vraiment comprendre cette expérimentation du corps, là où au départ j’avais une conception de la musique improvisée assez formelle. L’exploration, tel que tu sembles le définir, permet, selon moi, un niveau plus profond de conscience musicale par le sensible. Cela pousse à expérimenter et comprendre comment nous percevons les choses, comment nous nous y réagissons, comment nous les vivons en somme. Pareil, cela demande plus de temps pour développer.
0
0
1
mckprojekt
Administrateur
Plus d'actions